Ségolène Royal participait mercredi soir à un débat animé par Najat Vallaud-Belkacem sur le thème "Égalité réelle: quel pacte pour la jeunesse ?" et au cours duquel sont intervenus Laurianne Deniaud, Présidente des Jeunes Socialistes, Erwaan Lecoeur, sociologue et politologue, Dorie Bruyas, journaliste et Directrice de Fréquence École, Marie Sessiecq, déléguée territoriale de l'AFEV.
Voici en vidéo quelques extraits de l'intervention de Ségolène Royal :
Ségolène Royal a notamment fait plusieurs propositions comme:
- obligation faite aux entreprises qui bénéficient d'aides publiques d'ouvrir leurs portes aux jeunes sous peine de pénalités financières
- lancement d'un plan national pour l'apprentissage et de faire en sorte que tous ces apprentis trouvent un emploi en entreprise.
- développement des formations par alternance
- généralisation des bourses «désir d'entreprendre» mises en place dans sa région, en Poitou-Charentes
- création d'un service civique pour tous les jeunes sans emploi.
«Voilà comment donner à tous les jeunes une bonne raison de se lever le matin et faire en sorte qu'aucun ne soit en situation de désœuvrement»
Enfin, les comités Désirs d'avenir du Puy-de-dôme se sont réunis pour une université populaire et participative sur l'emploi et les retraites samedi dernier à Clermont-Ferrand Nord. De nombreux débats ont été menés sur différents thèmes comme la formation professionnelle des jeunes, le service civique volontaire, l'égalité professionnelle, la retraite des femmes, les retraites ou encore sur la mise en place d'une réelle politique industrielle.
Une synthèse de ces travaux sera prochainement disponible.
Prétendre que la réforme des retraites ne concerne pas les jeunes est une aberration.
Passons rapidement sur l’argument de leur « immaturité politique », brandi par une majorité qui s’obstine au même moment à abaisser à 16 ans la responsabilité pénale ! Les jeunes auraient leur place dans les prétoires, dans les prisons, dans les mêmes conditions et sous les mêmes rigueurs que leurs aînés, mais n’auraient pas le droit d’entrer dans l’arène politique, voilà une étrange conception de l’équilibre des droits et des devoirs de la citoyenneté.
Laissons aussi de côté l’absurde « cela ne les concerne pas ». De deux choses l’une : soit cette réforme prétend résoudre durablement l’équation financière des retraites, et dans ce cas, elle intéresse au premier chef ceux qui entament aujourd’hui leur vie active ; soit elle n’y parvient pas et, alors, les jeunes sont les premiers à devoir nous réclamer des comptes, au nom d’un avenir que nous sommes incapables de leur garantir.
Oui, les jeunes ont leur mot à dire. Pour la simple raison qu’ils sont les premières victimes de cette réforme.
Je pense d’abord aux jeunes travailleurs, ceux qui paieront la réforme en travaillant plus longtemps, et plus durs, pour tous les autres.
70 000 jeunes de 17 ans, soit 10% de cette classe d’âge, ne sont dans aucune formation ni contrat aidé. A 18 ans, ils ne sont pas moins de 180 000, soit 22%, à avoir définitivement quitté le système éducatif.
Ces jeunes sont précipités dans le marché de l’emploi. Les plus chanceux d’entre eux, qui parviennent à trouver un emploi, sont précisément ceux qui devront attendre 62 ans avant de jouir d’une retraite méritée, alors même qu’ils auront bouclé leurs 41 annuités bien avant cet âge.
A cela s’ajoutent les 400 000 apprentis, qui, eux aussi, commencent à travailler bien avant les autres.
Inutile de préciser que les métiers auxquels les destine leur fragile formation, quand ils en ont une (16% des jeunes de 20 à 24 ans n’ont aucun diplôme, ni le bac, ni le BEP, ni le CAP…), sont rarement les moins pénibles ! Où est la justice d’une réforme qui fait travailler plus dur, et plus longtemps, les « oubliés » de notre Education Nationale ?
Mais la réforme ne se contente pas de s’acharner sur les plus fragiles. Les retraites de tous les jeunes seront profondément amputées.
Bien sûr, là encore, les moins qualifiés paieront le plus lourd tribut. Comment constituer une carrière complète, et s’offrir une retraite décente, lorsque le chômage des 15-24 ans dépasse désormais les 25%, à partir d’un socle hors temps de crise solidement arrimé au 20%... Sans compter tous ceux qui, découragés, ont abandonné la recherche d’emploi, le taux d’activité des jeunes en France, à 32%, étant l’un des plus faibles d’Europe (moyenne de 37%, avec 45% en Allemagne, ou 67% au Danemark et aux Pays-Bas).
Dans cette population, les jeunes sortis tôt du système éducatif subissent la plus violente discrimination : 49% des jeunes sans diplôme sortis depuis moins de 4 ans du système éducatif sont au chômage ; ils sont encore 27% dans les dix ans qui suivent leur « entrée » sur le marché du travail.
Mais cette insertion difficile dans le marché de l’emploi concerne tous les jeunes, la variable d’ajustement des à-coups du marché du travail. Ainsi, le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur dans l’année qui suit la fin de leur formation a subi en 2009 une hausse de 18%.
A l’autre bout de la chaîne, les 40% de jeunes qui bénéficient d’une formation tertiaire rentrent de plus en plus tard dans l’emploi, soumis à la course aux diplômes dans laquelle se joue leur carrière tout entière. Eux subiront de plein fouet le passage à 67 ans de la retraite sans décote, qui deviendra leur vrai âge de départ à la retraite s’ils ne veulent pas réduire de plus d’un quart leurs futures retraites.
Et pour quelle retraite ? Car il faudra enfin aborder lucidement la question de la justice de la répartition des rémunérations selon les générations. Chacun peut aujourd’hui faire l’expérience d’une très nette différence non seulement dans le salaire d’embauche, mais dans les perspectives d’augmentation au fil de la vie entre les générations entrées dans l’emploi au début des années 70 et celles d’aujourd’hui. Or, la réforme ne demande rien à ceux qui jouissent aujourd’hui d’une retraite garantie et consolidée, quand elle demande tout à ceux qui ne croient même plus aujourd’hui à la promesse d’une retraite méritée.
Tous ces enjeux sont liés. N’oublions pas ainsi que la retraite devient de plus en plus le « seul patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».
Au fond, la réforme des retraites cristallise des malaises plus profonds et pousse plus que jamais une question tout en haut de l’agenda politique : quelle place notre société fait-elle à ses enfants ? Et comment oser en débattre sans écouter les principaux concernés ? Les jeunes ont raison de s’exprimer, pacifiquement et solidairement. Car c’est leur avenir qui se joue aujourd’hui.
Dominique Bertinotti, Maire du 4ème arrondissement de Paris
Parce que nous aspirons tous à une France du respect où chacun trouve sa place d’où qu’il vienne, quelles que soient ses croyances, ses convictions et sa couleur de peau.
Parce que nous aspirons tous à une France réconciliée où chacun se parle, dialogue, combat et propose les solutions pour demain.
Parce que nous aspirons tous à une France unie qui crée, innove et ouvre des nouveaux chemins, ensemble avec nos différences.dans une fraternité retrouvée sans laquelle nul progrès humain, social, économique, écologique n’est possible.
Voilà l’esprit de la Fête de la Fraternité, créée en 2008 par Ségolène Royal. Alors Fraternité ?….Plus que jamais !
Les Jeunes d’avenir sont heureux de vous convier à la 3ème fête de la Fraternité le samedi 18 septembre à Arcueil !
Vous trouverez tous les détails sur cet évènement sur www.lafetedelafraternite.com
Pour vous y rendre avec les JDA 63, contactez-nous!
Rigueur quand tu nous tiens… 11 000 en 2008, 13 000 en 2009, 16 000 en 2010 et de nouveau 16 000 pour 2011. Non, il ne s’agit pas du SMIC annuel qui augmente en ces temps de crise, mais bien du nombre de suppressions de postes dans l’Education Nationale, qui ne cesse de croître depuis que la droite est au pouvoir
Dans un courrier adressé aux recteurs d’Académie, le ministre de l’Education Nationale Luc Châtel annonce partir à la chasse aux économies dans un ministère pourtant au cœur du pacte
républicain. Pour parvenir à ses objectifs comptables, et oubliant l’intérêt des élèves, Monsieur Châtel propose 13 leviers qui attaquent un peu plus nos services publics
Alors qu’il règne un consensus au sein des parents d’élèves et des professeurs pour dire que les classes sont surchargées et qu’il est de moins en moins possible d’obtenir de bons résultats dans de telles conditions, le ministre de l’Education souhaite… augmenter le nombre d'élèves par classe afin « d’optimiser les moyens d’enseignement » !...
En plus de cela, d’autres réformes toutes aussi exubérantes les unes que les autres sont proposées : suppression des
RASED (enseignants spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté), des psychologues scolaires, des assistants de langue (alors que l’on souhaite un meilleur apprentissage des langues
étrangères) et des intervenants extérieurs. Il s’agit donc de « dégraisser le mammouth » au maximum. De plus, le ministère envisage de ne recourir qu’à des enseignants vacataires
pour effectuer les remplacements de professeurs, histoire de rappeler que l’Etat est le premier à précariser nos emplois.
Le gouvernement UMP marche donc complètement à l’envers. Plutôt que de penser à l’avenir, de faire naître et de mettre en évidence les talents de nos enfants, celui-ci
préfère les pousser dans un moule où la maxime « Marche ou Crève » devient la loi.
Les Jeunes d’avenir 63 souhaitent rappeler au Ministre et au Gouvernement que ce n’est pas à l’école de payer les erreurs du système qui nous a précipité dans la crise,
dans laquelle elle n’a aucune responsabilité ! Nous ne pouvons que critiquer le désengagement de l’Etat des services publics alors que nos concitoyens n’en ont jamais eu autant besoin
!
Les JDA 63 ont déjà effectué un débat sur l’éducation, dont vous trouverez les nombreuses propositions ici.
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