L'école menacée par la comptabilité UMP!
Rigueur quand tu nous tiens… 11 000 en 2008, 13 000 en 2009, 16 000 en 2010 et de nouveau 16 000 pour 2011. Non, il ne s’agit pas du SMIC annuel qui augmente en ces temps de crise, mais bien du nombre de suppressions de postes dans l’Education Nationale, qui ne cesse de croître depuis que la droite est au pouvoir
Dans un courrier adressé aux recteurs d’Académie, le ministre de l’Education Nationale Luc Châtel annonce partir à la chasse aux économies dans un ministère pourtant au cœur du pacte républicain. Pour parvenir à ses objectifs comptables, et oubliant l’intérêt des élèves, Monsieur Châtel propose 13 leviers qui attaquent un peu plus nos services publics
Alors qu’il règne un consensus au sein des parents d’élèves et des professeurs pour dire que les classes sont surchargées et qu’il est de moins en moins possible d’obtenir de bons résultats dans de telles conditions, le ministre de l’Education souhaite… augmenter le nombre d'élèves par classe afin « d’optimiser les moyens d’enseignement » !...
En plus de cela, d’autres réformes toutes aussi exubérantes les unes que les autres sont proposées : suppression des RASED (enseignants spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté), des psychologues scolaires, des assistants de langue (alors que l’on souhaite un meilleur apprentissage des langues étrangères) et des intervenants extérieurs. Il s’agit donc de « dégraisser le mammouth » au maximum. De plus, le ministère envisage de ne recourir qu’à des enseignants vacataires pour effectuer les remplacements de professeurs, histoire de rappeler que l’Etat est le premier à précariser nos emplois.
Le gouvernement UMP marche donc complètement à l’envers. Plutôt que de penser à l’avenir, de faire naître et de mettre en évidence les talents de nos enfants, celui-ci préfère les pousser dans un moule où la maxime « Marche ou Crève » devient la loi.
Les Jeunes d’avenir 63 souhaitent rappeler au Ministre et au Gouvernement que ce n’est pas à l’école de payer les erreurs du système qui nous a précipité dans la crise, dans laquelle elle n’a aucune responsabilité ! Nous ne pouvons que critiquer le désengagement de l’Etat des services publics alors que nos concitoyens n’en ont jamais eu autant besoin !
Les JDA 63 ont déjà effectué un débat sur l’éducation, dont vous trouverez les nombreuses propositions ici.