MANIFESTONS NOTRE SOLIDARITE A UN ETUDIANT CLERMONTOIS!!

Publié le par Jeunes d'Avenir 63

etudiant-sans-papier.jpgLe 27 mars, Ziyed Tlili, étudiant tunisien à clermont ferrand, en sera à son 11ème jour au centre de rétention de Lyon.

LA PREFECTURE DECRETE QU'IL NE PASSERA PAS SES EXAMENS, SOUHAITE EXPULSER UN ETUDIANT ELU AU CONSEIL DE SON DEPARTEMENT D'INFORMATIQUE...

Ziyed est victime d’un acharnement de la part de la préfecture. En plus de son cursus universitaire, il fait preuve d’un engagement quotidien. Nous rappelons que Ziyed est très impliqué dans la vie associative de la ville de Clermont et dans la vie universitaire. Il est très populaire, anime sa fac et sa résidence, a été élu étudiant. Avec l’association amitié franco tunisienne, il organise régulièrement des manifestations, ateliers culturels, repas du monde. Il a fait de l’aide aux devoirs et a donné des cours de soutien en informatique à des jeunes défavorisés. Ziyed fait aussi preuve d’une implication quotidienne auprès des autres étudiants étrangers, les conseille, les orientent et participe régulièrement aux réunions du Réseau Universités Sans frontières. De sa situation de sans papiers, il a choisi de témoigner à visage découvert. Il était devenu alors une sorte de symbole des étudiants en situation irrégulière à Clermont Ferrand. Le mercredi 17 mars, il devait témoigner devant des étudiants et enseignants de sa situation lors de la venue de Marie Cosnay à l’occasion de la semaine de la poésie. Cela avait été annoncé publiquement devant les caméras de France 3 le mercredi 10 mars. Il a alors été arrêté la veille de cette manifestation, le mardi 16 mars et n’a donc pas pu prendre la parole le lendemain.

Ziyed est sous le coup d’une Obligation de quitter le Territoire Français depuis le 2 octobre 2009. La préfecture lui reproche de s’être réorienté en 2005-2006, d’avoir étudié le russe pendant une année avant de reprendre son cursus d’informatique. En septembre 2006, ziyed obtient son DUT, après le dépôt des dossiers de candidature à la licence informatique. Il souhaite alors ne pas rester oisif et se concentre sur l’étude du Bulgare pendant une année. En 2008, il se trouve sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire à cause de cette année de langue. Il connaît l’arrestation, le Centre de Rétention et toutes leurs conséquences. Après sa libération suite à l’intervention du juge des libertés, la préfecture réétudie sa situation et revient alors sur sa décision. Pourtant, aujourd’hui, elle lui reproche à nouveau cette année d’études slaves. Pourquoi vouloir expulser un étudiant qui passe en troisième année de licence, est soutenu par l’ensemble de l’équipe pédagogique et le conseil d’administration de l’université ?

Au centre de Rétention, il poursuit son engagement. Il soutien ses camarades, les oriente et les conseille, « je passe mes journées en consultation ! ». Avec une quarantaine de grévistes de la faim mercredi, il a rédigé une lettre dénonçant les conditions inhumaines de la détention. Ils sont aujourd’hui 90 à être enfermés, des hommes, des femmes, et des familles entières avec leurs enfants, à quatre par chambre, avec des conditions d’hygiènes déplorables (envahis par des insectes). Il a déclaré aujourd’hui qu’il avait «le sentiment d’être démuni face à une administration qui cherche à [le] discréditer, à casser [sa] carrière d’étudiant. Je ne suis pas un délinquant, je ne veux pas être traité comme tel. » Mais Ziyed garde le moral. « Je n’éprouve pas de haine, mais je veux que la vérité soit dite », la vérité sur ses études, son arrestation et sur les conditions de rétention.

SOYONS ENCORE PLUS NOMBREUX SAMEDI POUR EXIGER SA LIBERATION!!

MANIFESTATION A 15H SAMEDI 27 MARS DEVANT LA PREFECTURE

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Publié dans Combat

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